Randonnée au Pic de la marere : Guide complet 2026 pour atteindre ce sommet à 360°

En bref — la marere (Pic de l'Embarrère) culmine à 2221m entre les Vallées d'Aspe et d'Ossau, avec un panorama 360° très ouvert.
Départ le plus courant depuis Laruns (parking Pont de Goua), variante possible par Gabas.
Comptez 6h à 7h30 A/R, 14 à 16 km, et 1100 à 1300 m de dénivelé selon l’option.
La montée finale via le Col d'Iseye comporte des passages techniques (pentes raides, dalles).
Préparez l’équipement selon saison et vérifiez les conditions météo : brouillard et vent changent tout sur l’arête.

Présentation du Pic de la marere (Pic de l'Embarrère)

Localisation et altitude du sommet

Le sommet que beaucoup appellent la marere correspond au Pic de l'Embarrère sur les cartes IGN. Cette double dénomination explique une partie des confusions en ligne, parfois aggravées par des résultats qui mélangent “Marère” et “Madère”. Ici, on parle bien d’un sommet pyrénéen.

Le Pic de l'Embarrère atteint 2221m. Il se situe entre les Vallées d'Aspe et d'Ossau, dans le secteur de Laruns (Pyrénées-Atlantiques), qui sert de base pratique pour l’accès routier et la logistique (courses, hébergements). Son intérêt principal vient de sa position : il domine des crêtes peu boisées, ce qui ouvre un panorama 360° avec peu d’obstacles visuels.

C’est un sommet méconnu parce qu’il se trouve dans l’ombre de classiques plus médiatisés du secteur. Concrètement, cela se traduit souvent par un départ plus calme et des sections où l’on croise moins de groupes, surtout hors week-ends de plein été.

Exemple concret (navigation) : si vous préparez votre trace GPS, cherchez “Pic de l'Embarrère” (nom officiel) plutôt que “Marère” pour éviter de charger un mauvais point ou une fiche d’itinéraire hors zone.

A retenir — La marere et le Pic de l'Embarrère désignent le même sommet à 2221m, entre les Vallées d'Aspe et d'Ossau. Sa position explique le panorama 360° et sa fréquentation souvent plus faible.

Pourquoi choisir la marere plutôt qu'un sommet classique

Choisir la marere a d’abord un intérêt de fréquentation. À niveau d’effort comparable, vous avez souvent plus d’espace sur le sentier que sur des itinéraires “phares” du secteur. La cause est simple : moins de contenus grand public, donc moins de flux spontanés, même en 2026.

Ensuite, la vue est structurée et lisible. Depuis le sommet, vous repérez facilement le Pic d'Anie et le Montagnon d'Iseye, ainsi que les grands ensembles voisins. Cette lecture du relief est utile si vous aimez “comprendre” un massif, pas seulement atteindre un point haut.

Enfin, l’itinéraire est varié. Vous alternez pentes herbeuses (où l’adhérence dépend beaucoup de l’humidité) et passages techniques sur la partie haute. “Technique” signifie ici : terrain raide, parfois sur dalles rocheuses, où vous devez poser le pied précisément et garder l’équilibre, surtout si le sol est humide.

Comparatif temps de trajet depuis grandes villes (repère 2026)

Ville de départ Trajet voiture vers Laruns (ordre de grandeur) Pourquoi ça compte
Pau ~45–60 min Départ tôt possible, rando à la journée réaliste
Bordeaux ~3h Nécessite un départ très matinal ou une nuit sur place
Toulouse ~3h15–3h45 Logistique proche de Bordeaux, selon trafic et météo

Exemple concret (choix de sommet) : si vous venez de Bordeaux pour un week-end, la marere permet une grosse journée sans obligation d’enchaîner un second sommet “iconique” pour rentabiliser le déplacement.

A retenir — La marere combine une fréquentation souvent réduite, une vue claire sur le Pic d'Anie et le Montagnon d'Iseye, et un terrain alternant pentes herbeuses et passages techniques.

Itinéraire détaillé pour randonner au Pic de la marere

Point de départ et accès routier depuis Laruns

L’accès le plus classique se fait depuis Laruns. Deux départs reviennent le plus souvent selon la variante choisie :

  • Parking du Pont de Goua : point de départ principal, pratique si vous visez l’itinéraire “standard”.
  • Parking de Gabas : alternative selon votre plan de boucle/variante et l’état des pistes/accès.

Pour la navigation, préparez vos coordonnées GPS via une source fiable (carte IGN, trace GPX vérifiée). Les routes de vallée peuvent être ponctuellement impactées en 2026 par des travaux, chutes de pierres ou restrictions saisonnières. Le mécanisme est simple : gel/dégel et épisodes pluvieux fragilisent talus et accotements, ce qui déclenche des interventions.

Comparatif temps de trajet depuis grandes villes (accès)

Ville Temps vers Laruns Conseil logistique
Pau ~45–60 min Départ 7h = parking souvent OK
Bordeaux ~3h Viser arrivée avant 8h30 en été
Toulouse ~3h15–3h45 Prévoir marge trafic + pause

Exemple concret (parking) : en juillet-août, arriver après 9h augmente le risque de stationnement contraint (demi-tour, marche d’approche supplémentaire), ce qui ajoute du temps et de la fatigue dès le début.

A retenir — Basez votre accès sur Laruns, avec départ fréquent au Pont de Goua (ou Gabas selon variante). En haute saison, l’heure d’arrivée au parking influence directement la durée réelle.

Parcours jusqu'à la Cabane d'Arrioutort

Depuis le départ, la première partie vise une progression régulière vers la Cabane d'Arrioutort. Cette section sert d’échauffement : vous prenez du rythme sans griller votre “réserve cardio” trop tôt. Le bénéfice est direct sur la fin : vous arrivez plus lucide dans les zones raides.

En ordre de grandeur, comptez souvent 2h à 2h45 pour atteindre la cabane, selon votre forme et l’état du terrain. Le dénivelé de cette portion varie selon la variante, mais reste une montée progressive plutôt qu’une rampe continue.

Points eau potable sur parcours (à vérifier sur place)

L’eau en montagne dépend des saisons et des pluies récentes. En 2026, les étés plus secs rendent certains filets d’eau intermittents. Considérez ces repères comme des possibilités, pas des garanties :

Zone Type Fiabilité typique Impact pratique
Proximité de la Cabane d'Arrioutort Source/ruisselet selon saison Moyenne Pause + remplissage si ça coule
Talwegs rencontrés à la montée Ruissellement Faible à moyenne Souvent sec en été
Neige résiduelle (début saison) Fonte Variable Eau à traiter (filtre/pastilles)

“Eau potable” signifie ici : eau que vous pouvez consommer après traitement si l’origine n’est pas certaine. Le mécanisme de risque est simple : présence possible d’animaux en amont (contamination). Un filtre ou des pastilles réduisent fortement ce risque.

Exemple concret (gestion effort) : si vous visez 7h A/R, faites une pause courte à la Cabane d'Arrioutort (5–10 min) pour manger et ajuster une couche, plutôt qu’une longue pause qui “refroidit” les jambes.

A retenir — La section jusqu’à la Cabane d'Arrioutort permet de caler votre rythme. Anticipez l’eau : certaines sources sont irrégulières, surtout en été sec.

Montée finale via le Col d'Iseye

Après la cabane, vous progressez vers le Col d'Iseye, repère clé avant la partie sommitale. Le col sert de “charnière” : l’orientation change, l’exposition au vent augmente, et le terrain devient plus minéral. Ce changement explique pourquoi beaucoup trouvent la fin plus exigeante, même à vitesse identique.

La montée finale comporte des passages techniques. Vous pouvez rencontrer :

  • des pentes raides où la glissade coûte cher en énergie (et peut devenir dangereuse si humide),
  • des dalles rocheuses (plaques de roche) où l’adhérence dépend de l’humidité,
  • une arête sommitale où il faut un pied sûr (capacité à poser le pied précisément sans hésitation).

Sur les derniers ~300 m (variable selon point exact), le balisage peut être discret. Ne comptez pas sur une signalétique continue : utilisez une carte et une trace GPS, surtout si les conditions météo dégradent la visibilité. Le brouillard “efface” les contrastes et rend les pentes plus difficiles à lire, ce qui augmente le risque de vous décaler sur un terrain plus raide que prévu.

Exemple concret (micro-navigation) : si le vent forcit au Col d'Iseye, enfilez une couche coupe-vent avant de repartir. Vous évitez la perte de chaleur liée au vent (refroidissement éolien), qui fatigue vite et réduit la précision des appuis.

A retenir — Le Col d'Iseye marque l’entrée dans la partie la plus exigeante. Les passages techniques et l’orientation sur les derniers mètres demandent lucidité, trace fiable et marge météo.

Fiche technique : dénivelé, durée et difficulté de la marere

Données chiffrées de la randonnée

Les chiffres varient selon le départ exact (Pont de Goua vs Gabas) et les petits écarts de trace. Retenez une fourchette réaliste pour planifier :

  • Dénivelé positif : 1100 à 1300 m selon itinéraire
  • Distance : 14 à 16 km selon variante
  • Durée totale : 6h à 7h30 aller-retour

Le dénivelé est l’indicateur le plus parlant pour l’effort : 1200 m D+ implique souvent 3h30 à 4h30 de montée pour un randonneur confirmé, plus la descente et les pauses. La distance joue sur la fatigue musculaire (quadriceps à la descente), mais le D+ pilote la dépense énergétique.

Variante (indicative) Distance Dénivelé + Durée A/R
Départ Pont de Goua 14–16 km 1100–1300 m 6h–7h30
Départ Gabas (selon option) 14–16 km 1100–1300 m 6h–7h30

Exemple concret (planning) : départ 7h30, sommet vers 11h30–12h, retour 14h30–16h. Ce créneau limite l’exposition aux orages d’après-midi en été.

A retenir — Planifiez la marere comme une grosse journée : 1100–1300 m de dénivelé, 6h–7h30 A/R. Le D+ dicte l’effort, la distance dicte la fatigue à la descente.

Niveau requis et capacités physiques

La marere s’adresse à un public “confirmé”. La raison n’est pas seulement le dénivelé, mais la combinaison effort + terrain. Vous devez pouvoir monter longtemps, puis rester précis dans les passages techniques quand la fatigue arrive.

Niveau cardio requis (repère simple)

  • Être capable de soutenir 3 à 4h de montée à un rythme stable, sans “exploser” au bout de 90 minutes.
  • Tenir une intensité où vous pouvez parler par phrases courtes, mais pas discuter longuement.
  • Garder de la réserve pour la descente, qui sollicite les muscles différemment.

“Passage exposé” signifie : zone où une chute aurait des conséquences sérieuses, même sans escalade. Si vous êtes mal à l’aise avec le vide, prévoyez un accompagnement ou choisissez une alternative plus roulante.

Exemple concret (auto-test) : si vous avez déjà fait une rando à ~1000 m de D+ avec une fin raide, sans perte de stabilité sur terrain humide, vous avez un bon indicateur pour la marere.

A retenir — Niveau confirmé : niveau cardio requis pour 3–4h de montée, et aisance sur passages techniques parfois exposés. La fatigue augmente le risque d’erreur d’appui.

Comparaison avec sommets voisins

Deux repères utiles dans le secteur : le Montagnon d'Iseye et le Pic d'Anie.

  • Montagnon d'Iseye : vous pouvez envisager un enchaînement selon conditions et forme, avec un supplément typique d’environ +2h. Le mécanisme est simple : ajout de distance + remontées, donc plus de temps et plus de gestion d’eau/énergie.
  • Pic d'Anie : souvent plus connu, avec une ambiance différente. La difficulté ressentie peut être comparable sur l’effort, mais le terrain et l’orientation ne posent pas les mêmes problèmes selon la variante choisie.
Sommet Intérêt Effort Technique
la marere Panorama et tranquillité relative Élevé (D+ important) Passages techniques en haut
Montagnon d'Iseye Enchaînement logique + temps (souvent +2h) Variable selon trace
Pic d'Anie Grand classique du secteur Élevé Peut être plus “terrain” selon itinéraire

Exemple concret (choix) : si vous n’êtes pas à l’aise sur dalles humides, privilégiez une journée sèche pour la marere, et gardez l’enchaînement avec le Montagnon d'Iseye pour une seconde sortie.

A retenir — La marere se compare bien en effort aux 2000 m voisins, mais se distingue par ses passages techniques sommitaux. L’enchaînement avec le Montagnon d'Iseye ajoute souvent ~2h.

Équipement et préparation pour la marere

Checklist équipement par saison

Votre équipement doit répondre à deux contraintes : l’effort (transpiration, gestion des couches) et le terrain (adhérence, stabilité). Une checklist réduit les oublis, surtout quand vous partez tôt.

Checklist équipement par saison

Saison Équipement essentiel Pourquoi
Été Chaussures de montagne, bâtons, eau 1,5–2 L, coupe-vent, protection solaire Bâtons = économie de jambes en descente ; coupe-vent utile au col
Printemps / automne + couche chaude, gants, bonnet, lampe frontale Amplitude thermique + jours plus courts
Hiver / neige + crampons, piolet si neige dure, DVA/pelle/sonde si terrain avalancheux Neige = glissade + gestion du risque d’ensevelissement

Un “DVA” (détecteur de victimes d’avalanche) sert à localiser une personne ensevelie. Il n’empêche pas l’avalanche, mais réduit drastiquement le temps de recherche si tout le groupe est formé.

Exemple concret (poids) : en été stable, viser un sac de 6–8 kg (eau incluse) aide à garder de la précision dans les passages techniques. Trop lourd, vous perdez en équilibre sur dalles.

A retenir — Adaptez l’équipement à la saison. En neige, le trio DVA/pelle/sonde et la compétence associée deviennent aussi importants que les crampons.

Vérification conditions météo avant départ

Les conditions météo pilotent la sécurité sur la marere, surtout sur la partie haute. Vérifiez au minimum à 48h puis la veille : vent, visibilité, risque d’orage, limite pluie/neige. Le mécanisme est direct : vent + brouillard = orientation difficile, et l’humidité rend les dalles plus glissantes.

Risques d'avalanche par saison (repères)

  • Hiver : risque souvent le plus marqué, selon manteau neigeux et vent (plaques).
  • Début printemps : risque parfois élevé lors des redoux rapides (neige humide).
  • Fin printemps : risque localisé en versants froids, surtout tôt le matin si regel.
  • Été : avalanche improbable, mais névés raides possibles (glissade).
  • Automne : premières neiges instables possibles en altitude, selon épisodes.

Ces repères ne remplacent pas un bulletin nivo-météo. Ils expliquent simplement pourquoi le risque ne disparaît pas dès que “le soleil revient”.

Alternatives itinéraires mauvais temps

Si les conditions météo se dégradent (brouillard dense, vent fort, orage annoncé), choisissez une option qui limite l’exposition :

  • Aller jusqu’à la Cabane d'Arrioutort puis demi-tour : vous conservez une sortie utile sans vous engager dans le haut.
  • Viser un objectif plus bas et mieux balisé dans la vallée : vous réduisez le risque d’erreur d’orientation.
  • Reporter la partie sommitale : la marere est plus sûre quand vous voyez loin sur l’arête.

Exemple concret (orage) : si un risque d’orage est annoncé après 14h, fixez une heure de demi-tour (par exemple 11h au plus tard au Col d'Iseye). Vous évitez l’exposition au sommet au moment où l’électricité atmosphérique augmente.

A retenir — Les conditions météo déterminent l’adhérence, l’orientation et l’exposition au vent. En cas de doute, la Cabane d'Arrioutort constitue un objectif de repli logique.

Budget estimé pour la sortie

Le budget dépend surtout du transport et d’une éventuelle nuit. Une estimation simple aide à décider si vous partez à la journée ou sur deux jours.

Estimation coût total sortie (ordre de grandeur)

Poste Fourchette Comment l’estimer
Carburant + péages Variable Dépend de votre ville (Pau vs Bordeaux/Toulouse)
Hébergement (option) 50–140 € / nuit Selon saison et type (chambre, gîte)
Restauration 10–30 € Pique-nique + ravito
Location matériel (si besoin) 15–40 € / jour Crampons/piolet/DVA selon conditions

Exemple concret (choix) : depuis Toulouse, une nuit à Laruns peut réduire la fatigue et améliorer la sécurité, car vous partez plus tôt et plus reposé pour gérer le dénivelé.

A retenir — Le coût varie surtout avec le transport et l’hébergement. Une nuit à Laruns peut être un “investissement sécurité” si vous venez de loin.

Le panorama 360° depuis le sommet de la marere

Sommets visibles et orientation

Le principal intérêt au sommet reste le panorama 360°. La marere étant dégagée, vous lisez bien les reliefs majeurs, surtout par air sec après un passage de vent.

Vous identifiez souvent :

  • le Pic d'Anie,
  • le Pic du Midi d’Ossau,
  • Balaïtous,
  • Vignemale,
    et, en contrebas, les Vallées d'Aspe et d'Ossau.

Table d’orientation mentale (repère pratique)

L’idée n’est pas d’être exact au degré près, mais de vous aider à “poser des noms” sur ce que vous voyez, donc à mieux vous orienter à la descente.

Direction (approx.) Repères fréquents Pourquoi utile
Vers Ossau Pic du Midi d’Ossau, crêtes proches Confirme votre position sur l’arête
Vers Aspe Reliefs étagés, vallées profondes Aide à anticiper nuages de vallée
Vers grands 3000 Balaïtous, Vignemale (selon visibilité) Indice de très bonne transparence

Exemple concret (photo utile) : prenez une photo panoramique en 3–4 segments avec un repère au centre (cairn, point haut). En cas de brouillard au retour, vous avez un rappel visuel de la crête.

A retenir — Le panorama 360° permet de repérer de grands sommets (dont le Pic d'Anie) et de comprendre la géographie des Vallées d'Aspe et d'Ossau.

Meilleure période pour la visibilité

La période la plus régulière va souvent de juin à septembre : enneigement réduit, journées longues, accès routier plus simple. Cela ne garantit pas le beau temps, mais augmente la probabilité de conditions stables.

Les matinées sont fréquemment plus dégagées. Le mécanisme : le réchauffement diurne déclenche des ascendances, puis des nuages convectifs, et parfois des orages. En juillet-août, évitez de traîner en altitude après 14h si un risque orageux est annoncé.

Exemple concret (timing) : viser le sommet entre 10h30 et 12h maximise souvent la visibilité tout en laissant une marge confortable pour redescendre avant une dégradation.

A retenir — Juin à septembre offre souvent la meilleure fenêtre, et les matinées restent les plus fiables. Ajustez votre horaire aux conditions météo, surtout en période orageuse.

Sécurité et précautions sur la marere

Risques identifiés sur le parcours

La sécurité sur la marere dépend de trois risques principaux :

  1. Passages exposés sur l’arête sommitale : si vous trébuchez, les conséquences peuvent être graves. La cause fréquente est la fatigue + précipitation dans les derniers mètres.

  2. Glissades sur pentes herbeuses humides : l’herbe mouillée agit comme une surface “savonnée”, surtout en descente. Des chaussures avec une semelle fatiguée augmentent le risque.

  3. Désorientation en brouillard : sans repères visuels, vous pouvez suivre une mauvaise croupe ou descendre trop tôt. Une trace GPS et la capacité à l’interpréter réduisent fortement ce risque.

Risques d'avalanche par saison (rappel utile)

  • En neige, le danger ne vient pas seulement de la pente, mais du vent qui forme des plaques.
  • En redoux, la neige humide peut partir en coulées, surtout l’après-midi.
  • Si vous n’êtes pas formé, évitez la marere en conditions nivales engagées.

Exemple concret (descente) : si vous sentez que vos appuis deviennent “flous” sur pentes herbeuses, ralentissez et utilisez les bâtons en trépied (deux bâtons + un pied). Vous augmentez les points de contact, donc la stabilité.

A retenir — Les risques majeurs : passages techniques exposés, glissade sur pentes herbeuses humides, et désorientation en brouillard. En neige, ajoutez une vraie réflexion “avalanche”.

Conduite à tenir en cas de problème

En cas d’incident, gardez une logique simple : sécuriser, alerter, protéger du froid.

  • Urgences : composez le 112. Demandez le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) si nécessaire. Donnez position, nature du problème, météo, nombre de personnes.
  • Si les conditions météo se dégradent, faites demi-tour tôt. La montagne ne “punit” pas, mais elle amplifie les petites erreurs quand la visibilité baisse.
  • La Cabane d'Arrioutort constitue un point de repli utile : abri relatif, pause, regroupement.

Exemple concret (entorse) : immobilisez la cheville (bande, strap, lacet), couvrez la personne (doudoune, survie), puis appelez. Bouger sans stabiliser aggrave souvent la lésion, donc rallonge l’évacuation.

A retenir — En problème : 112 + infos précises, demi-tour sans hésiter si la météo tourne, et repli possible vers la Cabane d'Arrioutort.

Alternatives pour randonneurs moins expérimentés

La marere n’est pas idéale si vous débutez ou si vous ne voulez pas de passages techniques. Vous avez cependant des options dans le secteur pour progresser sans vous mettre en difficulté :

  • Choisir une randonnée de vallée avec belvédère, sur sentier marqué et pente régulière.
  • Viser un objectif intermédiaire (cabane, col facile) qui donne déjà une vue, sans engagement sur l’arête.
  • Prendre un guide si vous voulez apprendre : gestion d’itinéraire, appuis sur dalles, lecture météo.

Accessibilité PMR alternatives

La marere n’est pas adaptée à une accessibilité PMR (terrain naturel, pente, obstacles). En revanche, certaines routes de vallée et belvédères accessibles en voiture permettent des points de vue sans marche engagée. Renseignez-vous localement sur les aménagements et l’état des accès, car ils évoluent.

Exemple concret (progression) : si votre limite actuelle est 700–800 m de dénivelé, faites d’abord une sortie à 900–1000 m sur terrain non exposé. Vous testez le cardio et les genoux avant d’ajouter la dimension technique.

A retenir — Si vous n’êtes pas à l’aise en terrain exposé, privilégiez des objectifs plus bas ou mieux balisés. Pour une accessibilité PMR, visez plutôt des belvédères routiers du secteur.

FAQ

Quelle est la différence entre la marere et le Pic de l'Embarrère ?

Il s’agit du même sommet avec deux dénominations. Pic de l'Embarrère est le nom officiel (cartographie IGN). la marere correspond à l’appellation locale courante.

Quel est le dénivelé total pour monter au Pic de la marere ?

Le dénivelé positif se situe entre 1100 m et 1300 m selon le point de départ et la variante. La montée prend souvent 3h30 à 4h30 pour des randonneurs confirmés. La dernière section est plus raide et concentre les efforts.

Peut-on faire la marere en hiver avec de la neige ?

Oui, mais c’est réservé à des randonneurs expérimentés en nivologie. L’équipement devient obligatoire : crampons, piolet selon neige dure, et DVA/pelle/sonde si le terrain est avalancheux. Évaluez les risques avec bulletin et observation terrain, car le risque varie fortement.

Où se garer pour commencer la randonnée de la marere ?

Le parking le plus utilisé est Pont de Goua près de Laruns. Une alternative existe via le parking de Gabas selon la variante. En haute saison, arrivez tôt car les places peuvent être limitées.

Que voit-on depuis le sommet du Pic de la marere ?

Vous profitez d’un panorama 360° sur une grande partie de la chaîne. Le Pic d'Anie, le Pic du Midi d’Ossau et Balaïtous sont souvent visibles par bonne transparence. Vous avez aussi une vue plongeante sur les Vallées d'Aspe et d'Ossau.

La randonnée de la marere est-elle adaptée aux débutants ?

Non, elle demande un niveau confirmé : dénivelé important et passages techniques en partie haute. Une expérience de la montagne est nécessaire pour gérer l’exposition et l’orientation si la météo change. Des alternatives plus accessibles existent dans le secteur pour progresser.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *